Ancien colonel d'un
commando d'élite de l'armée américaine, John Matrix vit désormais
avec sa fille Jenny dans les montagnes, loin de la ville.
Malheureusement pour lui et pour Jenny, son passé ressurgit en la
personne du général Arius, lequel John a fait déchoir de son poste
de dictateur du Valverde au profit d'un nouveau président demeuré
ami de l'ancien colonel. C'est parce que le président actuel et john
sont ami que le général Arius fait kidnapper Jenny et ordonne à
John de tuer le président du Valverde. Seul face à une armée à la
solde de l'ancien dictateur, John va refuser d'obéir à Arius. Il a
onze heures devant lui pour libérer sa fille.Il peut compter sur
Cindy, rencontrée par hasard dans un centre commercial et qui va
l'aider dans sa mission. Face à eux, Bennett, ancien compagnon que
John a eu le malheur de renvoyer de son équipe de soldats. Plus
encore qu'Arius, c'est lui dont doit se méfier John.
Les heures défilent et
l'ancien colonel sème la mort autour de lui. Il le sait
pertinemment : ses ennemis ne lui rendront jamais sa fille
vivante, quoi qu'il arrive. Lourdement armé, John va, suivi de près
par Cindy, traquer ses ennemis jusqu'à remonter jusqu'au Q.G d'Arius
et libérer sa fille Jenny...
Commando,
c'est un peu Ramboà la sauce Schwarzenneger. Plus de
muscles et surtout, plus d'humour. Ici, pas de critique sociale, que
de l'action, de la bonne, et même parmi la meilleure des années
quatre-vingt. A l'époque, l'acteur d'origine autrichienne, est une
grande star du cinéma américain. Reconnu dans le monde entier comme
l'acteur phare du cinéma d'action, on l'a avant vu dans l'excellent
Terminator de James Cameron, et plus tard dans le
Predator de John McTiernan.
Commando, c'est également une galerie de portraits, de
seconds rôles, de GUEULES du cinéma de catégorie B que l'on a
l'habitude à ce moment là de voir régulièrement sur les écrans
de cinéma. James Olson (Le Mystère Andromède,
Amityville 2), David Patrick Kelly
(Les Guerriers de la Nuit,
48 Heures),
l'excellent Bill Duke qui retrouvera Arnold Schwarzenegger deux ans
plus tard dans Predator),
Dan Hedaya (excellent dans le premier film des frères Coen, Blood
Simple), et surtout Vernon Wells,
ennemi juré de Schwarzy dans Commando
et que l'on a pu découvrir dans Mad
Max 2 de George Miller ou Fortress
de Stuart Gordon.
Commando,
c'est aussi et surtout un enchaînement de scènes d'action
redoutables qui n'ont aujourd'hui pas à rougir devant les dernières
productions du genre. Déjà à l'époque, la mode du « je
balance une réplique bien sentie et ensuite je cogne dans le tas »
est en effervescence. Il ne faudra pas attendre le héros de la série
Die Hard
(Bruce Willis dans le
rôle de John
McClane) pour entendre nos héros lancer entre deux coups de poings
une phrase à l'attention directe du public. Pas très réaliste tout
ça, mais quelle importance.
Le
film de Mark Lester demeure une référence dans le genre. Les décors
explosent dans tous les sens. Il y a de très jolies cascades (la
scène de l'ascenseur et du vol « presque »
plané dans le centre commercial) et quelques tout petits effets
gores fort réjouissants ( la lame de tondeuse décapitant un homme à
la solde du dictateur ou le tuyau enfoncé dans le bide de Benett). A
savoir qu'un remake a été envisagé en 2010, qu'un scénario a déjà
été écrit par le cinéaste David Ayer. Que lui même a abandonné
le projet mais qu'en 2016, l'idée d'un remake de Commando
n'a pas été définitivement mise au placard...